Pour être attractive, la ville doit veiller sur sa jeunesse et sur les encadrant·e·s.
Solidarité avec la petite enfance, la jeunesse et la parentalité
Nous faisons de la petite enfance et de la jeunesse une priorité municipale.
Notre objectif : garantir l’égalité des chances, soutenir chaque enfant et chaque jeune dans son parcours, et lutter contre les discriminations.
Soutenir et renforcer les maisons de quartier et lieux d’accueil intergénérationnels.
Soutenir et renforcer les consultations médicales préventives dans les écoles primaires.
Programmer la gratuité progressive des fournitures scolaires, en commençant par le CP.
Améliorer les conditions de travail des Agent Territoriaux Spécialisés des Écoles Maternelles (ATSEM) et des animateurs périscolaires, avec formations adaptées.
Multiplier l'offre périscolaire pour la rendre accessible à toutes les familles (sport, culture, citoyenneté).
Développer de nouveaux dispositifs afin de favoriser le départ de tous les enfants en colonies de vacances, centres de loisirs et classes de découvertes.
Jeunesse, formation, insertion, priorité à l’égalité des réussites
À Rochefort, près d’un jeune sur deux est sans emploi ni en formation. Nous refusons cette fatalité : aucun jeune ne doit rester sans perspective.
Nous proposons :
La création de la Maison des Parcours Jeunes à la Gélinerie : accompagnement personnalisé, ateliers coopératifs, médiation et résidences artistiques pour reprendre confiance.
La création d’un pôle de réinsertion via le dispositif (EDI)« Espace dynamique d’insertion », en partenariat avec la Mission Locale et le service jeunesse de la Ville : resocialisation, accompagnement des jeunes dans leur orientation professionnelle et leur formation.
Des formations pré-qualifiantes rémunérées pour les jeunes sans diplôme.
Un centre coopératif des métiers pour valoriser les savoir-faire locaux et créer des emplois utiles.
Des bourses citoyennes pour soutenir les projets portés par les jeunes.
L'instauration d'un Conseil Municipal des Jeunes comme espace d’apprentissage démocratique, de citoyenneté active et de projets collectifs.
Actuellement, trois fois par an, des élu·e·s municipaux participent aux conseils d’école en maternelle et en élémentaire aux côtés des équipes enseignantes et des représentants de parents d’élèves. Ces instances jouent un rôle important sur le plan pédagogique et éducatif, mais elles ne permettent pas toujours un traitement efficace des questions relevant strictement de la compétence communale (bâtiments, équipements, aménagements, conditions matérielles d’accueil).
Il est fréquent que des problèmes concrets soient soulevés — canicules affectant l’accueil des élèves, locaux inadaptés, toilettes défectueuses, cours trop minéralisées, besoins d’aménagement — sans que les réponses municipales soient suffisamment formalisées ni suivies dans le temps. Ce fonctionnement nourrit un sentiment de non-écoute et de frustration chez les équipes éducatives et les parents d’élèves.
Notre engagement
Afin d’améliorer la prise en compte des besoins des écoles et de renforcer la transparence de l’action municipale, nous proposons de créer un espace de concertation dédié aux équipements scolaires, distinct des conseils d’école.
L’organisation de 1 à 2 réunions annuelles spécifiques réunissant des représentants de la mairie (élus et services techniques), des représentants de l’équipe enseignante, des parents d’élèves.
Ces réunions seraient exclusivement consacrées aux questions relevant de la commune : état des bâtiments, travaux, aménagements, équipements, adaptation au changement climatique, hygiène et sécurité.
Les demandes formulées seraient formalisées par écrit, ainsi que les réponses et engagements de la municipalité, avec un calendrier de mise en œuvre. Un suivi annuel permettrait d’évaluer ce qui a été réalisé et d’ajuster les priorités pour l’année suivante.
Objectif
Instaurer une relation de confiance, améliorer la réactivité de la commune face aux problèmes concrets et garantir des conditions d’accueil dignes, sûres et adaptées aux élèves, dans un contexte de dérèglement climatique qui impose des aménagements rapides et planifiés.
Réaménager et végétaliser les cours d’écoles
Sur le modèle des « cours Oasis », nous proposons de transformer progressivement les cours d’écoles de la ville, aujourd’hui largement minéralisées. Sans végétation ni ombrage, ces espaces se transforment en véritables fournaises dès le mois de mai, exposant les enfants à un inconfort croissant dans un contexte de dérèglement climatique marqué par des épisodes de canicule de plus en plus fréquents et intenses.
Depuis plusieurs années, de nombreuses communes en France ont engagé la végétalisation et la désimperméabilisation de leurs cours d’école afin de les rendre plus fraîches, plus accueillantes et mieux adaptées aux différents usages des enfants. Nous souhaitons engager cette démarche à Rochefort, en commençant par l’école Saint-Exupéry à titre expérimental.
Au-delà de l’enjeu climatique, la transformation des cours de récréation présente un intérêt éducatif et social majeur. Les cours entièrement bétonnées favorisent aujourd’hui une occupation très genrée de l’espace : les garçons monopolisent souvent la majeure partie de la cour pour le football, laissant peu de place aux autres activités et aux filles. La végétalisation et la diversification des espaces (zones calmes, jeux libres, espaces nature) permettraient une utilisation plus équilibrée et inclusive.
Ainsi, des cours végétalisées contribueraient à la fois à l’adaptation au changement climatique, au bien-être des enfants et à une plus grande égalité filles–garçons dans l’usage des espaces scolaires.
Instaurer l’Ordonnance Verte, modèle de prévention et de santé.
Le cadre national : les “1000 premiers jours”
Le ministère de la Santé encourage depuis 2021 les ARS et DREETS à soutenir des projets locaux favorisant :
un accompagnement continu des parents, de la grossesse à l’entrée en maternelle ;
une action publique décloisonnée (santé, social, culture, sport, alimentation…) ;
des environnements favorables à la santé et au développement des jeunes enfants.
Exemple de mise en œuvre : Strasbourg
Strasbourg a concrétisé cette politique avec le dispositif “Ordonnance verte”, destiné à réduire l’exposition des femmes enceintes aux perturbateurs endocriniens.
Le dispositif comprend deux ateliers de sensibilisation (1h45 chacun) :
Vivre sa grossesse sans perturbateurs endocriniens
Repenser son alimentation pour soi, son bébé et la planète
Un panier bio hebdomadaire, issu de circuits courts, pendant 2 à 7 mois, avec une tarification selon les revenus, pouvant aller jusqu’à la gratuité.
Environ 1 500 bénéficiaires par an (femmes enceintes ou en parcours PMA domiciliées à Strasbourg)
Conseil Municipal des Jeunes
Un Conseil Municipal des Jeunes sera institué pour permettre aux jeunes Rochefortais·es de s’impliquer concrètement dans la vie publique. Le CMJ disposera d’un budget dédié, qu’il gérera de manière autonome, avec l’accompagnement des services municipaux. Il sera un espace d’apprentissage démocratique, de citoyenneté active et de projets collectifs.
Soutenir les jeunes sportifs de haut niveau : un véritable défi !
Derrière chaque champion, il y a une famille investie, logistiquement, financièrement et émotionnellement. Mais beaucoup de jeunes talents doivent renoncer faute de moyens, alors que leur passion et leur potentiel méritent d’être accompagnés.
À Rochefort, nous voulons agir :
Création d’une bourse municipale “Jeune Talent Rochefortais”,
Partenariats avec les entreprises locales pour proposer stages, emplois adaptés ou mentorat.
Aménagements scolaires pour les jeunes intégrés aux pôles espoirs ou pôles France.
Valorisation des parcours d’excellence dans la politique jeunesse et sport de la ville.
Soutenir nos jeunes sportifs, c’est investir dans l’avenir et le rayonnement de Rochefort.
Créer des cantines de quartier pour les habitant·e·s
L’objectif est de créer des lieux ouverts et accessibles à toutes et tous, notamment la jeunesse, dédiés à la préparation et au partage de repas, afin de tisser des relations humaines de qualité.
Ces cantines seraient également un support éducatif pour les enfants et les familles, en lien avec la nutrition, la santé et l’éducation au goût.
À Rochefort, des milliers de personnes vivent seules, parfois avec un sentiment d’isolement ou d’exclusion. Beaucoup perdent l’envie ou la possibilité de cuisiner, faute de conditions adaptées ou de moments collectifs pour le faire.
Les cantines de quartier offriraient une réponse concrète à ce besoin :
un espace convivial pour manger ensemble,
transmettre des savoir-faire,
apprendre à cuisiner sainement,
et organiser des événements collectifs (fêtes de quartier, fêtes de fin d’année, repas partagés, etc.).
Un projet ancré dans les quartiers : Les cantines de quartier seraient implantées dans les zones prioritaires (Avant-Garde & Sud Centre-Ville, Petit Marseille & Gélinerie), et dans tout secteur où le besoin se fait sentir.